30/10/2019

 
 
Quelques mois après la création de la commune nouvelle de Saint-Pardoux-le-Lac, son maire revient sur les premiers effets de la fusion.
Le 1er janvier 2019 est née la commune nouvelle de Saint-Pardoux-le-Lac, après plusieurs années de travail pour une fusion des communes de Saint-Pardoux, Saint-Symphorien-sur-Couze et Roussac. Qu’est ce qui a changé, en neuf mois, ou va changer à l’avenir. Question au tout premier maire de Saint-Pardoux-le-Lac, Vincent Peyresblanques, ex-maire de Roussac.
Qu’est ce qui a motivé cette fusion ?
« Nous avons beaucoup travaillé dans les conseils municipaux non pas pour nous, mais en se disant que se réunir serait au bénéfice des futures générations. Nous voulons rassembler les habitants, pour que le village reste vivant. »
Mais les anciennes communes ont gardé leur nom sur les panneaux, et Saint-Symphorien et Saint-Pardoux un maire délégué…
« Bien sûr ! Il ne s’agit pas d’effacer le passé, même si nous avons choisi le nom de Saint-Pardoux-le-Lac pour être plus visible, plus facilement identifié. Et nous devons conserver de la proximité avec les habitants. La connaissance du territoire des maires délégués fait qu’ils sont un relais essentiel pour la commune nouvelle. »
Quelles sont les premières réalisations concrètes de la commune nouvelle ?
« Nous avons décidé pour cette année 2019 de bâtir un budget qui additionne tous les projets lancés ou en passe d’être lancés par les anciennes communes et qui pouvaient être financés : la rénovation de la station d’épuration de Saint-Pardoux et de la façade de sa mairie, le lancement d’un projet de toilettes publiques à Roussac, les travaux sur le local d’archives et la création d’un dépôt central pour nos agents techniques, à Saint-Symphorien. »
Des économies d’échelle espérées
L’une des premières choses que nous avons faites, en rassemblant tous nos agents communaux, est de créer un service technique avec un responsable à sa tête, et ce dépôt. C’est toute l’idée de ce qu’on peut gagner avec la commune nouvelle : faire des économies d’échelle, rationaliser les dépenses de fonctionnement, pour maintenir la qualité des services aux habitants. Nous avons pu investir dans une balayeuse pour tout notre territoire, un achat que n’aurait sans doute pas fait une commune seule. »
La fusion, c’est aussi le rassemblement des écoles ?
« Oui, cela fait 140 écoliers sur la commune. Les effectifs ont augmenté et la mobilisation des parents a permis l’ouverture d’une classe à Saint-Pardoux à la rentrée. Historiquement, les écoles de Saint-Pardoux et Saint-Symphorien étaient dans un rassemblement pédagogique intercommunal, ainsi que celle de Roussac et Rancon. Ce qui ne change pas. Mais, toujours dans l’idée d’un meilleur fonctionnement, nous allons centraliser la fabrication des repas des cantines à Roussac, à partir du 1er janvier prochain. Une initiative des enseignants que je trouve très belle symboliquement, c’est que tous les élèves vont participer à une chorale commune. »
Le monde associatif, riche dans les trois ex-communes, peut être un autre facteur de cohésion…
« C’était déjà le cas, les associations réunissaient nos habitants, mais toutes n’avaient pas forcément le temps de se rencontrer, ce dont nous nous sommes aperçus en les réunissant toutes juste après la fusion. Je constate avec plaisir que les dernières fêtes locales ont continué de les rapprocher. »
L’avenir, à court terme, c’est une nouvelle élection municipale. À laquelle vous serez candidat ?
« C’est un autre moment fondateur de la commune nouvelle. Le premier conseil municipal de ce territoire, élu sur un projet pour ce territoire. Oui, je porterai une liste, comme je m’y étais engagé auprès de tous les élus lors du processus de fusion. Je ne me voyais pas porter l’idée d’une commune nouvelle, puis me dérober au moment de la projeter vers l’avenir. Quels que soient ceux et celles qui seront élus en 2020, ils auront le même objectif : rassembler les gens et que si les générations passent le village reste. »