Présentation de la commune

NOTRE COMMUNE

Saint-Pardoux-le-Lac est une commune nouvelle française résultant de la fusion — au 1er janvier 2019 — des communes de Roussac, Saint-Pardoux et Saint-Symphorien-sur-Couze, située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Le nom de la commune de Saint-Pardoux-Le-Lac est formé d'une part sur une référence à Pardoux ou Pardulfe , moine ermite né au viie siècle et d'autre part du nom du lac éponyme.
Cette toponymie a été choisie par les conseils municipaux des trois communes fondatrices. Elle a été préférée à la proposition Saint-Pardoux-Val-de-Couze, en référence à la rivière Couze, affluent de la Gartempe qui arrose ces mêmes communes.
Elle est créée par l'arrêté préfectoral du 23 novembre 2018, avec effet au 1er janvier 2019.
Le siege social est situé à Roussac.

Roussac (siège)                          87128         CC Gartempe-Saint-Pardoux  24,18km²          455hab (2016)  19hab/km²
Saint-Pardoux                            87173         CC Gartempe-Saint-Pardoux 23,23 km²          614 hab(2016)   26hab/km²
Saint-Symphorien-sur-Couze 87184          CC Gartempe-Saint-Pardoux19,99  Km²          251 Hab (2016) 13hab/km²



 
 
Saint-Symphorien-sur-Couze
 
Situé au centre de notre territoire, bordée par Châteauponsac au nord, Roussac à l’ouest, Le Buis, Thouron, Compreignac au sud et Saint-Pardoux à l’est, elle comptait 251 habitants pour 20km².
Son nom provient du patronyme d’un martyr du IIème siècle.
Durant la révolution elle prit le nom de Marat. Elle s’est appelée Saint-Symphorien avant le décret du 16 aout 1919 qui lui a donné son nom actuel.
Il n’existait pas de gentilé officiel (nom des habitants), bien qu’un auteur du XVème siècle les nommait « Los sent-oforiauds »
 
Histoire.
La cure de Saint-Symphorien faisait partie de la vaste archipretrée de Rancon
La paroisse dépendait sous l’ancien régime du parlement* de Bordeaux, du gouvernement** du Haut-Limousin, de l’election*** de Limoges et de la sénéchaussée**** de Bellac.
La population de la commune varie de 846 habitants en 1846 à 209 en 2004.
 
En dehors du bourg il existe 17 hameaux ou lieux-dits habités :
          Chasseneuil : la clairière de chênes
          La Chulerie : lieux où l’on boit !!!        
          Combas : dépression, vallée
          Courieux : La butte
          Crumaud : altération de Cromelos XII siècle
          La Gagnerie : de Ganhar, cultiver en occitan
          Grudet : de grudat, le grain
          Les Guilloux : du bas germanique bois, forets
          Lavaud : la vallée
          Le Masmaraud :  Le mas de Maraud, patronyme
          Le moulin de Courieux
          Les Negres : de l’occitan negra, la puce
          La ribière : altération de la rivière
          Les Rieux jeunes : ruisseau
Les rieux vieux
Theillet : de l’occitan telh le tilleul
La Valette : vallon ou vallée      
 
 

Il existe deux monuments remarquables, l’église romane de Saint Symphorien consacré au saint éponyme d’Autin. Elle date des XIV et XVeme siècles et La chapelle Saint-Martin de Genouilleras, extrêmement ancienne elle a été restaurée en 1869.
 
Un autre lieu remarquable est la cascade de Grudet , sur le Vincou.  Selon la légende, Saint Martial au cours de l’évangélisation du limousin se serait assis sur le « fauteuil » de l’amas rocheux.
 
 
 
 
 
Roussac

Formant la partie la plus occidentale de notre nouvelle commune elle était  bordée par Châteauponsac, Balledent, Rancon au Nord, Saint-Junien-les Combes à l’Ouest, Berneuil, Nantiat Le buis au Sud et Saint-Symphorien à l’est et comptait 455 habitants
 
Histoire
La cure de Roussac faisait partie comme la plupart des villages du nord de la Haute-Vienne de l’archiprêtré de Rancon et ce depuis le XIème siècle. Elle appartenait au monastère Saint-Martial de Limoges.
Au XIIIeme siècle Roussac fut élevée au rang de prévôté, celle-ci perdura jusqu’à la fin du XVIème siècle.
La paroisse dépendait sous l’ancien régime du parlement* de Bordeaux, du gouvernement** du Haut-Limousin, de l’élection*** de Limoges et de la sénéchaussée**** du Dorat
 
Le presbytère de Roussac fut vendu comme bien national pour 1898fr le 25 messidor de l’an IV
Roussac comptait alors 1174 habitants
En 1829, le 4 novembre, par ordonnance royale, Lagarde et Saint-Gerald furent rattachés à la commune
Le cimetière actuel a été béni en 1875, auparavant un autre existait autour de l’église.
Le maximum de la population de la commune est atteint en 1800, ce qui est exceptionnellement tôt, avec 914 habitants et le minimum en 1990, avec 394 habitants
 
Toponymie
Les formes plus anciennes du nom de Roussac étaient Rociacus ou Rociaco au XIème siècle puis Rossacus au XIVèmè enfin sous l’influence de la langue d’oïl Roussat.
Il y existe ou il y a existé 32 lieux dits habités
          Beaugache: probablement nom patronymique
          Beauguet: orthographié aussi Bauguet XVIIème
          Belair
          Les Borderies: la métairie  ou la petite ferme
          Chalivat: sans doute de l’occitan colivar, brûler
          Colfauche: nom patronymique ?
          Les Creuses: sur une pente
          Font aux loups
          Le Vieux Four
          Grimodie: nom patronymique Grimaud
          Labussière
          Laclodure: loture, enceinte fortifiée
          Lagarde: peut être une altération de l’occitan ancien engarda, butte.
          Lage: sans doute du francique hadje, la clôture, la haie
          Lascoux: probablement de l’occitan cout, muraille, ruines
          Laubard : de l’occitan albar, aubier, saule
          Lavergne : du celte verno, aulne
          Leyraud : de l’occitan airau, espace autour d’une maison
          Leyssard : de l’occitan essart, terre défrichée
          Le Mas de Lavaud : la ferme de la vallée
          Le Mas Grenoux : de l’occitan grenos, blé, terre à blé
          Le Mas la Chèvre
          Le Monteil, la butte
          Le Moulin des Cros : mare, dépression
          Paulette, nom patronymique
          Puy Laubard 
          Quinsac : du latin Quintius, emplacement gallo-romain
          Le Seuil : peut être du gaulois sollium, le bourbier
          Vauzelle : fond de vallée
          Le Verger
          Villemedeix : nom patronymique
 
 
L’église de Roussac également romane possède un très curieux clocher en forme de donjon carré, ajouté au XVIIIeme siècle
 
La fontaine Saint-Martial, a-t-elle toujours ses propriétés miraculeuses ?
 
 
Saint-Pardoux
 
La plus peuplée (650 hab.) et la plus orientale, Saint-Pardoux est bornée au nord par Chateauponsac et Bessines, Razes à l’est et Compreignac au sud.
 
Son nom est celui d’un ermite aveugle qui évangélisa le limousin au VIème siècle
 
Histoire
La cure de Saint-Pardoux dépendait également de l’archipretrée de Rancon, mais les curés y étaient nommés par l’aquilaire***** de la cathédrale de Limoges
La  première estimation de la population date de 1686 ou l’on comptait 159 feux, ce qui correspond environ à 1200 habitants. A la fin du XVIIIème siècle la paroisse comptait 1320 habitants, le maximum de population sera atteint en 1841 avec 1505 habitants, el le minimun en 1982 avec 462 personnes.
La paroisse dépendait sous l’ancien régime du parlement* de Bordeaux, du gouvernement** du Haut-Limousin, de l’election*** de Limoges et de la sénéchausséee****de Limoges
Le presbytère fut vendu pendant la révolution au sieur Ruaud-Lafontanelle, futur maire de Saint-Pardoux, le 15 prairial de l’an  IV
Un château etait érigé, proche de l’actuelle mairie en direction de Puy bison, il fut détruit « conformément à la loi » le 4 thermidor de l’an II
Des combats violents eurent lieu entre maquisards et forces d’occupation en 1944 à la Brandouille. Une stèle y commémore le sacrifice de trois martyrs.
 
 
22 lieux dits habités ou du moins bâtis complètent la commune
          La Brandouille, la lande en occitan
          Champ Communal
          Chantot, amas rocheux sur une colline
          Le Chataignol, de Châtaignier
          Châtenet-Colon, de Château suivi d’un patronyme
          Chez Béjas, formation récente sur un nom patronymique
          Couze, du gaulois couze, la rivière
          Fougerolles, lieu planté de fougères probablement de langue d’oïl
          Fréodour, lieu isolé mais peut être nom patronymique Freaud
          La Gorce, lieu planté de Châtaigniers
          Les Grands Magneux, du latin magnus, grand
          Mazernaud, nom patronymique, le mas d’Ernaud
          Montaigut, sommet butte
          La perche, soit de l’occitan percha, mesure de surface ou du latin perca la branche
          Puybison Nom patronymique
          Puyjouard hauteur boisée
          Puyperrier, de l’occitan pera, pierre
          La ribière, la rivière
          Vauguenige, vallée et château
          Villarcoin, peut être de villa ou vilar le village.
 
 
Lieux remarquables
 
 La halle :
Selon les écrits, la halle de Saint-Pardoux daterait du XIII° siècle, restaurée en 1871. Elle était propriété du seigneur de Saint-Pardoux dont le château occupait l'emplacement de l'actuelle Mairie. Synonyme de marché-couvert, la halle possède une architecture facilitant la circulation et donc la vente. Elle accueillait autrefois une foire avec vente et exposition de bétail chaque 6 octobre.
 
 
 
 
 
 
L’église
Datant du XIIème siècle en style roman, puis au XIIIème siècle achevé en  style gothique. Complété au  XIXème siècle  et enfin au XIXème par les chapelles latérales. Elle a deux originalités : Son to
It, fait de bardeau de châtaignier, et ses peintures murales, assez dégradées datant du XVII et XIXème siècle.
La paroisse dépendait sous l’ancien régime du parlement* de Bordeaux, du gouvernement** du Haut-Limousin, de l’election*** de Limoges et de la sénéchaussée**** du Dorat
 
* parlement :  Assemblée régionale sous l’ancien régime dépendant directement de la couronne.
** gouvernement : Direction militaire des provinces.
*** election : Circonscription fiscale
**** sénéchaussée :  Lieu d’excercice de la justice, équivalant de baillage dans le nord de la France    
***** Aquilaire, Chanoine élu chargé de représenter un évêque
 
 
Sources :
 Dictionnaire Historique géographique de la Haute-Vienne par André Leclerc © 1902 AD 87
Consultable en ligne AD 87
Dictionnaire toponymique de la Haute-Vienne par Yves Lavalade © LAVAUZELLE mars 2000. Consultable BFM Limoges ref 910.014